Pourquoi les terres rares en Afrique sont tant convoitées

By | 2 avril 2025

La demande mondiale en terres rares devrait quadrupler d’ici 2030, portée par la transition énergétique et l’augmentation des investissements dans l’industrialisation.

Les pays africains riches en terres rares accélèrent leurs efforts d’exploration et de production pour capitaliser sur cette croissance. Avec jusqu’à huit projets de terres rares prévus pour la mise en service sur le continent d’ici 2029, portant la part de l’Afrique dans la chaîne d’approvisionnement mondiale à 10 %, la prochaine Semaine minière africaine mettra en lumière les opportunités tout au long de la chaîne de valeur des terres rares.

Le secteur africain des terres rares reste largement inexploité, suscitant ainsi l’intérêt des développeurs de projets internationaux désireux d’exploiter pleinement son potentiel. Le gestionnaire d’actifs sud-africain Novare, par exemple, a signé un accord de 1,8 milliard de rands en février 2025 avec l’entreprise américaine

ReElement Technologies pour le développement d’une usine de raffinage de terres rares et de fabrication de batteries. ReElement apportera sa technologie de raffinage, tandis que Novare financera l’initiative de valorisation. La construction devrait débuter au second semestre 2025.

En Namibie, l’Organisation japonaise pour la sécurité des métaux et de l’énergie et Namibia Critical Metals ont achevé un projet pilote de production pour le projet Lofdal, l’un des deux seuls gisements de terres rares lourdes de type xénotime actuellement en cours d’exploitation dans le monde.

En Angola, Pensana a obtenu un prêt de 80 millions de dollars auprès d’Absa Bank Limited en janvier 2025 pour accélérer le déploiement du projet Longonjo, qui devrait répondre à 5 % de la demande mondiale de terres rares pour métaux magnétiques, essentielles au développement des éoliennes et des véhicules électriques.

Des investisseurs majeurs prennent également des initiatives audacieuses dans le secteur des terres rares en Afrique.

Les milliardaires Jeff Bezos et Bill Gates ont injecté 537 millions de dollars dans l’exploration et le développement minier par l’intermédiaire de la start-up minière KoBold Metals, accélérant ainsi les ambitions de l’Afrique dans le secteur des terres rares.

Ce financement sera destiné à des projets d’exploitation minière de ces terres. Par ailleurs, reconnaissant la valeur stratégique des terres rares, la Banque africaine de développement, institution financière multinationale, a proposé le développement des unités de compte africaines (UAA), une nouvelle monnaie adossée aux réserves minérales critiques de l’Afrique, notamment en éléments de terres rares.

Cette initiative contribuerait à stabiliser les marchés monétaires régionaux et à attirer davantage d’investissements internationaux dans les projets d’énergie verte, dans un contexte de demande croissante de minéraux critiques à l’échelle mondiale et d’immensités de réserves africaines.

L’année 2025 continue de marquer des étapes importantes dans la croissance du secteur des terres rares en Afrique, avec l’avancement de projets clés tels que Phalaborwa et Steenkampskraal (Afrique du Sud), Makuutu (Angola), Ngualla (Tanzanie) et Songwe (Malawi).

Dans ce contexte, l’African Mining Week constitue une plateforme stratégique permettant aux régulateurs africains, aux acteurs du secteur et aux investisseurs internationaux de conclure des accords et de nouer des partenariats, consolidant ainsi le rôle de l’Afrique dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des terres rares.

L’African Mining Week est une plateforme de premier plan pour explorer l’ensemble des opportunités minières en Afrique.

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